Catherine FACERIAS

Catherine FACERIAS

Régulièrement je rêve d’être Virginia Woolf et d’écrire Une Chambre à soi, d’être Gloria Anzaldua et d’écrire La Nueva Mestiza, d’être Leslie Feinberg et d’écrire Stone Butch Blues, d’être Olivia Butler et d’écrire La Parabole des talents. Je suis super fière que ces textes existent et c’est grâce à ces textes que je prends place dans la LIG. Pour le reste, j’ai travaillé pendant plus de quinze années au service de compagnies de théâtre et de danse, je termine actuellement un master en études urbaines.


L’interview 

– Qui es-tu ?
« Aaaaa’m every woman, iiit’s all in meeee ». Nan, je blague.
Comme dirait quelqu’une que j’aime : 1/3 lesbienne, 1/3 militante, 1/3 des deux

– Pourquoi t’es-tu engagée dans la création de la LIG ? Quel a été ton moteur ?
Pour faire des choses concrètes avec mes amies. Et pour en finir avec l’idée très fausse que les lesbiennes n’ont aucun moyen, qu’elles seraient moins capables que les autres de financer des projets. Les lesbiennes aident, les lesbiennes s’aident, elles sont incroyables. La LIG est un nouvel outil pour exprimer ce soutien collectif qui existe depuis toujours.

– Quel est le projet le plus fou/le plus ambitieux/le plus utile que tu aimerais soutenir ?
Récupérer l’usine d’Exacompta, quai de Jemmapes, et le transformer en lieu des possibles. Il y aurait a minima une bibliothèque, une salle de bal, une cuisine géante, des apparts, des chambres, des bureaux, une salle de projection, un cabinet médical, un cabinet juridique, des salles de réunion et des LGBT+ partout.

– Quel message as-tu envie de faire passer aux lesbiennes ?
Regardez ce que nous commençons à faire, venez discutez avec nous, participez aux projets et revendiquons ensemble notre intérêt général.

– Qu’as-tu appris depuis la création de la LIG ?
En dehors des obligations légales qu’induit la création d’un fonds de dotation ? Qu’il faut vraiment considérer l’argent comme un moyen. Un don de 5 euros contient la même valeur d’engagement qu’un don à quatre, cinq ou six chiffres. Cet engagement est basé uniquement sur la confiance et sur l’envie de soutenir, de construire avec d’autres et pour d’autres qu’on ne rencontrera peut-être jamais. Recevoir cet engagement et cette confiance est une expérience bouleversante.